Gabarits d’édition

Depuis Paramétrage → Éditions PDF, la section Mise en page des documents ouvre l’éditeur de gabarit de chaque type de document. La mise en page devient de la donnée : une suite de blocs que vous ordonnez, activez et réglez — sans développement.

Un gabarit par défaut est fourni pour chaque type couvert : une instance qui ne touche à rien édite quand même. Vos modifications ne valent que pour votre instance.

L’éditeur

Composer un document

  1. Ordonner les blocs

    La colonne de gauche liste les blocs du document (en-tête, émetteur/client, références, tableau des lignes, totaux, textes libres, signature, pied de page…). Réordonnez-les en les glissant par la poignée, ou avec les flèches. La case à cocher masque un bloc sans le supprimer ; la corbeille le supprime — tout bloc supprimé peut être recréé depuis « Ajouter un bloc ».

  2. Régler le bloc choisi

    Le panneau central expose les options du bloc sélectionné : titres, libellés, colonnes du tableau (lesquelles, ordre, alignement), ventilation de TVA, hauteur du cadre de signature… L’option « se retire si vide » évite un cadre vide sur un document sans données.

  3. Insérer des champs liés aux données

    Les textes acceptent des champs résolus au moment de l’édition (numéro du document, date, client, totaux…). Trois façons de les insérer : glisser un champ de la palette de droite dans un texte, cliquer dessus (il s’insère là où vous écriviez), ou taper {{ — une autocomplétion s’ouvre alors. Chaque champ de la palette montre un exemple de valeur.

  4. Prévisualiser, puis enregistrer

    Le bouton Aperçu rend un document d’exemple avec le gabarit affiché à l’écran, même non enregistré — vous essayez sans toucher au gabarit en service. L’aperçu s’affiche dans la page ; l’icône dédiée l’ouvre dans un onglet.

Les colonnes du tableau des lignes

Les champs de la palette rendent une seule valeur pour tout le document. Les lignes, elles, se répètent : le bloc Tableau des lignes rejoue automatiquement une ligne par article — les postes d’un devis, les articles reçus d’une réception.

On ne les insère donc pas dans un texte : pour chaque colonne du bloc, la donnée se choisit dans une liste (Désignation, Quantité, Prix unitaire, N° de série…), variable selon le document. Un bon de transfert n’a pas de prix, un bon de réception a une quantité attendue et une quantité reçue.

La palette rappelle cette liste sous l’intitulé Champs par ligne, avec un exemple de valeur pour chacun. Choisir une donnée renseigne l’intitulé de la colonne, que vous pouvez ensuite retoucher.

Les pastilles, et les champs inconnus

Un champ reconnu s’affiche comme une pastille portant son libellé humain (« Numéro du devis »), qu’il ait été déposé ou tapé — la syntaxe {{…}} n’est que le format de stockage. Une pastille se supprime comme un caractère.

Un champ inconnu (faute de frappe, champ retiré du catalogue) apparaît en pastille rouge avec son chemin brut, et alimente le compteur d’anomalies en haut de l’écran. Il ne bloque pas l’enregistrement — on peut être en cours de rédaction — mais il ne disparaît jamais en silence : sur l’aperçu comme sur le document réel, il s’imprime visiblement ([champ inconnu : …]) plutôt que de laisser un blanc.

Mettre en forme un mot dans une phrase

Un bloc de texte se règle en entier : sa taille (de 6 à 24 points), son gras, son italique, son souligné. Mais on veut souvent appuyer un seul mot — « les fournitures sont reconnues conformes à la commande ».

Sélectionnez le fragment, puis cliquez sur le bouton gras, italique ou souligné de la petite barre au-dessus du champ. Le texte s’entoure alors de marqueurs, qui restent visibles pendant la rédaction et ne s’impriment jamais sur le document :

Pour obtenir Le champ affiche
gras **gras**
italique *italique*
souligné __souligné__

Trois précisions utiles :

  • Les marqueurs se combinent**__mention__** sort en gras souligné.
  • Un marqueur non fermé reste du texte ordinaire : écrire « 2 * 3 » n’a aucun effet, la phrase n’est jamais amputée pour cause de syntaxe. Pour imprimer un marqueur littéralement, précédez-le d’une barre oblique inverse (\*).
  • La mise en forme ne s’applique qu’à ce que vous écrivez, jamais aux valeurs venues des données : une désignation d’article contenant « 2*3*4 » s’imprime telle quelle.

Le rendu réel se voit avec Aperçu.

Régler la typographie d’un bloc

L’en-tête, les références, la signature et le pied de page ont chacun un encadré Typographie : une taille (6 à 24 points) et les attributs gras, italique, souligné.

La taille vaut pour le texte principal du bloc — le titre pour l’en-tête, les intitulés pour les références. Les autres éléments suivent en proportion : ramener un titre de 20 à 10 points descend aussi son numéro et son sous-titre, dans le même rapport. C’est délibéré : sur un document qui part chez un client ou dans un dossier de paiement, une hiérarchie visuelle qui s’effondre se remarque plus qu’un titre un peu grand.

Laissez le champ vide pour revenir à la mise en page fournie par le produit. Une taille hors bornes est refusée à l’enregistrement plutôt que d’aller déformer un document.

Figé à l’émission — facture et avoir

Une facture (ou un avoir) émise doit ressortir comme à son émission, des années plus tard. À l’émission, le gabarit et les réglages de marque du moment sont figés sur le document : modifier le gabarit ensuite n’affecte que les documents à venir, jamais ceux déjà émis. Les brouillons, eux, suivent toujours le gabarit courant — c’est ce qu’on veut en phase de mise au point.

Limite assumée : le logo est figé par référence, pas copié — si son fichier est supprimé du module documents, une réédition ancienne sort sans logo (jamais en erreur).

Le XML CII embarqué dans le PDF Factur-X reste hors gabarit : c’est lui la pièce opposable, seule la mise en page lisible se compose ici.

Revenir en arrière

Rétablir le défaut supprime votre gabarit personnalisé : le document reprend la mise en page fournie par le produit. Le gabarit par défaut n’est pas supprimable. Les documents déjà émis conservent leur apparence figée.

Ce qui reste hors de portée

Les éditions réglementaires (récit de vie composant, Formulaire 1 EMAR/FR) n’apparaissent pas ici : leur mise en page est prescrite par l’autorité. Seules leur marque et leurs mentions se règlent, dans Éditions PDF.

Voir aussi