Pointage des stations
Le pointage affiche l’aéronef vu de dessous et permet de cliquer directement sur l’image pour positionner ses stations d’emport. Il a son propre écran dans le menu Articles & nomenclature, nommé Pointage des stations, et c’est lui qui rend possible tout ce qui vient ensuite : plan en lecture sur la fiche aéronef, accrochage depuis le dessin, vignettes de comparaison.
Le pointage ne crée aucune station : il positionne celles que la configuration applicable déclare déjà (nature « Station d’emport »), avec leurs compatibilités.
Quelles configurations y figurent
Seules les configurations qui portent des emports : celles dont la cible (famille, variante ou version) remonte à une famille d’une catégorie cochée « Porte des emports » (voir l’écran Catégories de familles). Une configuration d’article — un moteur, une baie avionique — n’en porte jamais : un moteur n’a pas de point dur.
Chaque ligne dit où en est le pointage :
- Stations — combien sont pointées sur combien sont déclarées. « Aucune station » tant que la configuration n’en déclare pas.
- Vue de dessous — si l’image de l’appareil est déposée et calée. Une configuration de famille ou de variante peut prendre plusieurs versions comme fond : la colonne dit combien sont calées.
« Pointer » ouvre le plan en pleine page. Depuis une configuration applicable porteuse, le lien « Pointer les stations » y mène aussi.
Une règle tenue par le serveur
La case « Porte des emports » n’est pas un filtre d’affichage, c’est une règle :
- Nature d’un point d’emploi. Le choix « Station d’emport » n’est proposé que sur une configuration porteuse. Ailleurs, une station ou une position est refusée, avec un message qui nomme la cause.
- Reciblage. Une configuration qui a des stations ne peut pas viser une cible qui n’en porte pas.
- Catégories et familles. Une catégorie ne peut pas être décochée, ni une famille rangée dans une catégorie non cochée, tant que des stations en dépendent — toutes instances confondues, puisque le référentiel produit est commun. Retirez d’abord ces stations.
Pourquoi des mètres, pas des pixels
Ce qui est enregistré n’est jamais une position sur une image — c’est une position sur l’appareil. Concrètement : l’écran convertit chaque clic en mètres, dans le repère de l’aéronef (origine à la pointe du nez, abscisse vers l’arrière, déport latéral signé), et c’est cette coordonnée-là qui est stockée. L’image n’est qu’un fond de calage — un support pour cliquer au bon endroit, rien de plus.
Conséquence directe, et c’est la raison d’être de ce choix : changer d’image ne détruit aucune position déjà posée. Vous pouvez remplacer un premier scan approximatif par un plan technique propre, ou choisir une autre version du produit comme fond, sans jamais avoir à repointer une seule station. Si l’écran stockait des pixels, la donnée serait liée au fichier — le jour où il change, tout serait à refaire.
La convention d’orientation
- Repère aéronef
Origine à la pointe du nez, sur l’axe. Abscisse (x) vers l’arrière. Déport latéral (y) signé, positif à tribord. Toutes les coordonnées de station sont exprimées dans ce repère, en mètres.
Le plan est une vue de dessous : l’appareil vu du sol, nez vers le haut de l’écran. Dans cette convention, tribord apparaît à GAUCHE du lecteur — c’est contre-intuitif la première fois, et c’est la source d’erreur la plus fréquente d’un placement en miroir. L’écran le rappelle à chaque étape du calage.
Le calage : deux clics, puis un troisième qui vous protège
Avant de positionner la moindre station, l’image doit être calée : reliée au repère aéronef par
deux points de référence, chacun connu à la fois en pixels (où vous cliquez) et en mètres (ce que
ce point représente réellement — typiquement la pointe du nez en 0, 0 et un point de l’axe à la
longueur hors tout).
Caler l'image
- Premier point de référence
Cliquez un point identifiable sans ambiguïté (la pointe du nez, par exemple) et saisissez ses coordonnées métriques.
- Second point de référence
Cliquez un second point — typiquement un point de l’axe à la longueur hors tout — et saisissez ses coordonnées. L’échelle dérivée (mètres par pixel) s’affiche aussitôt : c’est le premier contrôle de vraisemblance, un technicien qui connaît à peu près la taille de l’appareil voit tout de suite si le résultat est absurde.
- Point de contrôle — l'extrémité de l'aile TRIBORD
Cliquez l’extrémité de l’aile tribord. Ce point ne sert à rien pour le calcul du calage — il sert uniquement à le VÉRIFIER (voir ci-dessous pourquoi il est indispensable). Le déport mesuré doit ressortir positif ; sinon, le calage est refusé et n’est pas enregistré via PATCH
/product-versions/:id— qui porte l’image de dessous et son calage.
Pourquoi ce troisième clic, et pourquoi il est contre-intuitif. Deux points suffisent mathématiquement à caler une image : ils fixent l’échelle, la rotation et la position. Mais ils ne fixent jamais l’orientation miroir — et c’est le piège. Si l’image est retournée (une vue de dessus servie par erreur à la place d’une vue de dessous, ou un fichier exporté en miroir), le calage sur ces deux mêmes points paraît parfait : aucune erreur, aucun résidu à mesurer, rien qui clignote en rouge. Tout ce qui est posé ensuite sort simplement… inversé. Une station censée être à gauche apparaît à droite, silencieusement, sans qu’aucun calcul ne s’en aperçoive. Le seul moyen de détecter ce cas est de vérifier un troisième point dont on connaît par avance le signe attendu — d’où l’extrémité de l’aile tribord, qui doit obligatoirement ressortir côté positif.
Placer une station
Une fois le calage posé, sélectionnez une station d’emport et cliquez sur l’image : la position
métrique est calculée immédiatement et reste affichée en permanence, pour être confrontée aux cotes
publiées de l’appareil. Le mouvement est enregistré via PATCH/employment-points/:id — qui porte les coordonnées de station (stationX, stationY).
Pour retrouver une station sur le dessin, survolez-la dans la liste : son repère grossit et s’allume sur le plan (le focus clavier sur « Repointer » fait de même). Sur grand écran, le plan reste en vue pendant que vous descendez dans une longue liste de stations.
L’assistant de symétrie ne devine jamais
Une action explicite « Refléter vers… » recopie la position d’une station sur une autre en inversant le signe du déport latéral — pratique pour une paire gauche/droite. Elle ne se déclenche que sur demande : l’écran ne suppose jamais qu’une station est le miroir d’une autre. Une symétrie supposée serait une erreur invisible, exactement comme le piège du calage retourné ci-dessus — et une paire posée à la main n’est de toute façon jamais parfaitement symétrique.
Une station non positionnée n’est pas une anomalie
Toutes les stations existantes aujourd’hui sont dépourvues de coordonnées : c’est l’état de départ normal, pas une erreur à corriger d’urgence. L’écran affiche en permanence le nombre de stations restant à positionner, et les nomme — jamais d’absence silencieuse.
Voir aussi
- Configurations applicables — où se déclarent les stations et ce qu’elles peuvent porter.
- Catégories de familles — la case « Porte des emports ».
- Décomposition — les points d’emploi et stations d’emport, déclarés en amont du pointage.