Devis client

L’écran Devis client sert à chiffrer avant d’engager. En MRO, ce n’est pas un confort commercial : c’est le point de contrôle. On reçoit la pièce, on l’expertise, on chiffre, et on ne lance la réparation qu’une fois l’accord du client obtenu.

Le devis précède donc la commande client, qui elle-même précède la facture.

Pourquoi un objet à part, et pas un simple état de la commande

Parce que beaucoup de devis ne deviennent jamais des commandes. Un devis refusé est un aboutissement normal, pas une commande ratée : le noyer dans les commandes polluerait leur liste et leur numérotation. Il porte en outre trois choses qu’une commande n’a pas — une validité, une réponse du client, et des révisions.

Chiffrer

La saisie est la même que celle d’une commande : des lignes de prestation (sans article, décrite par son libellé) ou de pièce (avec article), chacune avec sa quantité, son prix unitaire HT et son taux de TVA. C’est volontaire : à la conversion, les lignes sont recopiées à l’identique, sans traduction, donc rien ne peut se perdre au passage.

Le champ « Valable jusqu’au » fixe la durée de l’offre. Au-delà, les prix ne tiennent plus : le devis est signalé comme périmé dans la liste et sur sa fiche, tant qu’il attend encore une réponse. Un devis déjà accepté ne devient pas périmé rétroactivement — la date engage l’offre, pas l’accord obtenu.

Le devis complémentaire

C’est la différence importante avec la commande : un devis déjà envoyé reste modifiable. En MRO c’est la règle, pas l’exception — le démontage révèle une casse qu’on ne pouvait pas voir avant, et il faut rechiffrer.

Chaque modification après envoi incrémente la révision du devis. Le formulaire vous le dit avant d’enregistrer, et le numéro de révision s’affiche à côté du code : le client et vous devez pouvoir dire de quelle version vous parlez.

Le cycle de vie

Du chiffrage à la commande

  1. Brouillon

    En préparation — modifiable et supprimable librement.

  2. Envoyé

    Transmis au client. Reste modifiable, mais chaque modification crée une révision.

  3. Accepté

    Le client a donné son accord. Le devis attend d’être converti en commande.

  4. Converti

    Une commande client a été créée à partir du devis. Terminal.

  5. Refusé

    Le client n’a pas donné suite. Le motif est obligatoire. Terminal.

  6. Sans suite
    Offre classée faute de réponse. Terminal.

Un devis peut être annulé tant qu’il n’a pas été converti.

Le motif de refus est obligatoire. C’est l’information qui se perd le plus vite et qui vaut le plus cher : c’est elle qu’on relira pour comprendre pourquoi une affaire n’est pas passée.

« Accepté » et « Converti » sont deux états distincts à dessein. Entre l’accord du client et la création de la commande, il y a un délai réel — la réception du bon de commande public, par exemple. La liste doit montrer ce qu’il reste à convertir.

Convertir en commande

Le bouton « Convertir en commande » n’apparaît que sur un devis accepté. Il crée la commande client en recopiant les lignes, et bascule le devis en « Converti ». Les deux restent liés dans les deux sens : la commande porte son devis d’origine, le devis affiche la commande qu’il a produite.

C’est aussi le moment où l’on saisit les références Chorus Pro — code service exécutant et numéro d’engagement. Ce n’est pas un hasard : l’acheteur public émet son engagement après avoir accepté le devis, donc on ne les connaît pas avant. Sans objet pour un client privé.

Éditer le devis

Le bouton « Devis PDF », sur la fiche, produit le document à envoyer au client.

Il contient, dans l’ordre : l’en-tête avec le numéro et votre logo, les blocs émetteur et client, les références (date d’émission, validité, référence du client), le tableau des lignes chiffrées, la ventilation de la TVA et les totaux, la mention de validité, vos notes le cas échéant, et un cadre « Bon pour accord » que le client date et signe. Un bloc dont les données sont vides se retire tout seul — pas de cadre vide sur le document.

Contrairement à une facture, un devis n’est pas figé : c’est toujours sa version courante qui s’imprime. Modifiez-le après envoi, sa révision augmente et le PDF suivant reflète le nouveau chiffrage.

Le logo, les couleurs et les mentions de pied viennent de

Paramétrage → Éditions PDF. La mise en page du devis, elle, repose sur un gabarit : son éditeur visuel arrive prochainement. L’identité de l’émetteur (raison sociale, SIRET, TVA) vient des paramètres d’instance : c’est votre identité légale, pas un réglage de présentation.

Si le document affiche ⟨champ inconnu : …⟩, c’est que le gabarit référence une donnée qui n’existe pas. C’est volontairement visible : un blanc silencieux sur un devis déjà envoyé passerait inaperçu.

Ce que cet écran ne fait pas

  • Il ne gère ni catalogue de prix, ni remise commerciale.
  • Il ne réserve rien en stock.