Dessin d’un emport
Une référence article peut porter le dessin de l’emport qu’elle désigne. Le plan de dessous d’un aéronef affiche alors sa silhouette réelle à sa position et à sa taille, au lieu de la forme générique déduite de ses cotes. Le bloc « Dessin de l’emport » vit sur la fiche de la référence (Catalogue articles).
Ce bloc n’apparaît que sur les références de type Emport — missile, bidon largable, nacelle. Une huile ou une roue n’a pas de silhouette à superposer au plan, et l’API refuse d’y poser un dessin. Le type se règle dans Types d’article, où la case « Emport » le distingue d’une simple rechange.
Rien n’est obligatoire, et c’est délibéré
Le plan ne dépend jamais d’un fichier. Il se dégrade en trois niveaux, du plus riche au plus sobre, et chacun dit honnêtement ce qu’il sait :
Ce que le plan dessine, selon ce qu'il sait
- Dessin calé — la silhouette réelle
La référence porte un dessin ET son calage : l’engin est dessiné tel qu’il est, à l’échelle de sa longueur publiée, aligné sur l’axe de l’aéronef.
- Cotes seules — une forme à l'échelle
Pas de dessin, mais une longueur et une largeur renseignées : l’emport est représenté par une forme sobre, aux dimensions exactes. La vue dit « un objet de cette taille, à cet endroit », ce qui suffit à juger d’un encombrement.
- Ni l'un ni l'autre — un repère, et le fait est écrit
Un simple repère marque la station, et le plan ÉNONCE sous l’image quelles références sont dans ce cas. Jamais une taille inventée, jamais une absence silencieuse.
Pourquoi deux points, et pas le cadre du fichier
- Calage d'un dessin
Deux points pointés à la main sur l’image : la pointe avant et l’extrémité arrière de l’objet, en pixels du fichier. Leur distance vaut la longueur publiée de la référence, ce qui donne l’échelle ; leur direction donne l’orientation.
Le cadre du fichier ne dit rien d’exploitable. Un dessin d’emport arrive avec des marges transparentes de largeur quelconque, dans une orientation quelconque — nez à droite, à gauche, en haut — et à une résolution arbitraire. Rien dans le fichier n’indique où commence et où finit l’objet. Mettre l’image à l’échelle sur sa boîte dessinerait l’engin trop court et trop épais, dans une proportion qui dépend du cadrage de celui qui a exporté le fichier.
C’est exactement le même parti que le calage de la vue de dessous d’un aéronef, et pour la même raison : deux points restent relisibles et corrigeables un an plus tard, là où une matrice pré-calculée serait invérifiable.
La projection est mémorisée, parce qu’un profil n’est pas une vue de dessous
À l’enregistrement, vous déclarez si le dessin est une vue de profil ou une vue de dessous. Ce n’est pas une étiquette décorative : c’est elle qui décide du traitement.
Un engin cruciforme — quatre gouvernes à angle droit — n’offre pas la même chose des deux côtés : vu de profil, deux gouvernes apparaissent en vraie grandeur et deux par la tranche ; vu de dessous, c’est l’inverse. Sur un corps de révolution, la silhouette reste donc très proche, et un profil constitue une approximation acceptable. Ce qu’un profil ne montrera jamais, ce sont les détails qui n’existent que d’un côté — les crochets de suspension, par exemple, qui sont sur le dessus et seraient masqués par le corps vus d’en dessous.
L’écran le dit plutôt que de le taire : l’info-bulle d’un emport dessiné de profil annonce « projection approchée ».
La symétrie d’une paire, et le garde-fou qui va avec
Un dessin de profil a un dessus et un dessous. Aligné nez vers l’avant, ce dessus partirait toujours du même bord : deux missiles portés sur les voilures gauche et droite pencheraient dans le même sens au lieu de se répondre. Le plan reflète donc le dessin d’un bord, ce qui rétablit la symétrie visuelle d’une paire.
Ce reflet ne s’applique jamais à une vraie vue de dessous. Refléter un dessin qui dit la vérité inverserait bâbord et tribord sans que rien ne le signale — la même erreur invisible que le calage retourné d’une vue de dessous d’aéronef. Déclarer honnêtement la projection est donc ce qui protège de ce piège.
Remplacer le dessin efface le calage
Les deux points sont des pixels du fichier sur lequel ils ont été pointés. Changer le dessin les périme donc mécaniquement, et le calage est effacé : l’assistant repart à son premier clic. Ce n’est pas une précaution excessive — un dessin remplacé par un autre au cadrage différent laisserait sinon un calage qui paraît valide et dessinerait l’engin à la mauvaise taille, sans un message.
Un appelant qui fournit le dessin ET son calage dans le même geste est respecté : c’est le cas d’une retouche qui préserve rigoureusement la géométrie.
L’ensemble est porté par PATCH/part-numbers/:id — qui porte le dessin (drawingDocumentId) et son calage (drawingCalibration).
Une limite à connaître entre instances
Une référence article n’est pas cloisonnée par instance — le catalogue est partagé — alors qu’un document l’est. Le dessin attaché vit donc dans l’espace documentaire de l’instance qui l’a déposé, et une autre instance n’en obtiendra pas le fichier. Le plan retombe alors sur la forme déduite des cotes : la dégradation reste propre, mais le dessin lui reste invisible.
Voir aussi
- Pointage des stations — le calage de la vue de dessous de l’aéronef, dont celui-ci reprend le principe.
- Configuration opérationnelle — le plan de dessous où ces dessins s’affichent, et l’accrochage depuis le dessin.