Exporter / comparer

L’atelier produit un fichier d’échange pour un partenaire, ou confronte le sien à vos données. Il est la seconde entrée de la section Interopérabilité : le cockpit Échanges de données suit ce qui circule, l’atelier fabrique ou compare.

Pourquoi un atelier à part

Les échanges de fichiers ne se mêlent pas aux écrans métier. La page d’un avion sert à le suivre, la fiche d’une réception à réceptionner : un bouton d’export posé au bas de chacune dispersait les échanges sur autant d’écrans, et personne ne savait plus où chercher. Ici, tous les messages que vous pouvez produire à la demande sont au même endroit, et chaque lot produit se retrouve au journal du cockpit.

Trois temps

  1. Le message — ce que vous voulez échanger. Les messages sont rangés en deux familles : ceux qui parlent d’un objet précis (la configuration d’un aéronef, le catalogue par position d’une configuration applicable, une commande, la confirmation d’une réception) et ceux qui émettent une sélection que le produit constitue lui-même (liste de rechanges, demande de codification, changement de référence, observations).
  2. L’objet — l’aéronef, la configuration, la commande ou l’arrivage dont il s’agit. Le sélecteur ne propose que ce qui convient au message. Un message qui émet sa propre sélection n’a pas d’objet : on passe directement au geste.
  3. Le geste — exporter, comparer, confirmer, ou produire.

Le message et l’objet vivent dans l’adresse de la page : « exporter la configuration de tel avion » se partage par un lien, et revient au bouton retour.

Exporter, comparer

Exporter ouvre un lot sortant et produit le fichier, en une action, sur le flux sortant du format (à déclarer une fois dans le cockpit). Le lot produit est nommé ; sa référence mène à son écran, d’où le fichier se télécharge.

Comparer lit un fichier reçu et le confronte à vos données. Il ne modifie rien : un écart se résout par un geste métier réel et tracé, jamais depuis un fichier. Les verdicts sont les mêmes partout — différent, seulement dans le fichier, seulement chez nous, identique — les écarts d’abord, les positions identiques repliées derrière leur nombre.

La configuration d’un aéronef (S2000M seripd)

Choisissez l’aéronef, puis l’un des deux gestes. L’atelier dialogue avec un constructeur ou une autorité sur ce qui est posé sur cet avion, par numéro de série et par position.

  • Exporter la configuration ouvre et produit un lot sur le flux sortant de configuration (à déclarer une fois dans le cockpit des échanges). L’appareil y est désigné par son numéro de série constructeur ; l’immatriculation voyage en remarque. Chaque position porte la pièce posée — référence, CAGE, numéro de série — et sa date de pose ; les sous-modules posés dans un équipement suivent.
  • Comparer à un fichier reçu confronte la configuration envoyée par le partenaire à la vôtre, position par position : différent, seulement dans le fichier, seulement chez nous, identique. Les écarts d’abord ; les positions identiques se déplient à la demande.

La comparaison ne modifie rien. Un écart se résout par une pose ou une dépose réelle, tracée — jamais depuis un fichier : créer des poses à partir de ce que dit un tiers fabriquerait un historique qui n’a pas eu lieu. Un fichier qui décrit un autre appareil (autre numéro de série) est refusé plutôt que comparé.

Comment une position est désignée. La planche porte l’ATA du point d’emploi (72-00-00), le repère porte son CSN (A3020). C’est notre convention : si un partenaire numérote autrement, elle se convient avec lui. Ne sont pas émis, et le rapport du lot le dit : une position sans ATA ou sans CSN (renseignez-les dans la configuration applicable), un emport sur station (une station d’emport n’est pas un repère de catalogue), et une pièce logée dans un équipement sans pose tracée (ni position, ni date).

Le catalogue par position (S2000M locipd)

Choisissez la configuration applicable, puis l’un des deux gestes. Elle voyage comme un catalogue illustré : des planches, des repères (les positions), et à chaque repère les variantes admises avec leur ISN et leurs codes d’interchangeabilité (ICY).

  • Exporter le catalogue ouvre et produit un lot sur le flux sortant « catalogue par position » (à déclarer une fois dans le cockpit des échanges).
  • Comparer à un catalogue reçu confronte celui d’un constructeur à cette configuration, position par position et variante par variante : autre pièce au même ISN, autre code PIY ou SIY, variante absente d’un côté.

La comparaison ne modifie rien. Mettre la configuration à jour reste un geste humain, point par point, en connaissance de cause. La reprise automatique d’un catalogue constructeur viendra, mais sur un fichier réel.

Mêmes règles que pour la configuration d’un aéronef : la planche porte l’ATA, le repère porte le CSN. Ne sont pas émis, et le rapport le dit : un point sans ATA ou sans CSN, une station d’emport, et une variante sans ISN — le schéma l’exige, renseignez-le.

Produire un message sur son flux

Pour la commande, la liste de rechanges, la demande de codification, le changement de référence et les observations, le geste est Produire le lot : le lot s’ouvre sur le flux sortant du message, puis le fichier est écrit, vérifié contre le schéma et déposé.

Le flux n’est jamais choisi au hasard. Un seul flux actif porte le message : il est pris, et nommé à l’écran. Plusieurs : vous choisissez — les observations vont au constructeur du flux, et un mauvais choix les enverrait à un autre. Aucun : l’écran le dit et mène au cockpit, où un flux se déclare une fois pour toutes.

Une commande part par le canal de son fournisseur. Seuls ses flux sont proposés ; à défaut, un flux sans partenaire déclaré sert de canal générique. Jamais celui d’un autre fournisseur. Le sélecteur ne propose que les commandes approuvées ou au-delà : un brouillon, ou une commande qui attend son approbation, ferait livrer ce que personne n’a encore engagé.

Une production refusée laisse le lot ouvert. Fichier refusé par le schéma, sélection vide : le motif s’affiche, avec la référence du lot. Corrigez la donnée en cause, puis produisez-le depuis son écran — inutile d’en ouvrir un second.

Ce que chaque message transmet, et ce qu’il n’émet pas, est décrit dans Échanges de données.

La confirmation de réception (S2000M shipmentinf)

Choisissez l’arrivage : le sélecteur ne propose que les arrivages de commande dont quelque chose est effectivement arrivé — sans quantité reçue il n’y a rien à confirmer, et le serveur refuserait. Un seul geste, Confirmer au fournisseur : le produit retrouve le flux du fournisseur, ouvre le lot et produit le fichier. Ce que le message porte, et ce qu’il ne dit pas, est décrit dans Échanges de données.