Demandes d’achat

L’écran Demandes d’achat ouvre la chaîne d’engagement du module Approvisionnement (supply) : passer d’un besoin constaté à un acte d’achat. C’est ici qu’on exprime formellement « il me faut cet article, en telle quantité, pour telle date ».

Principe fondateur : le plan propose, l’humain crée. Aucune demande d’achat n’est jamais générée automatiquement — le plan de besoins signale ce qui va manquer, mais c’est une personne qui décide d’engager.

Le cycle de vie d’une demande

Une demande (numérotée DA-NNNNN) suit un cycle gardé :

  • Brouillon — en cours de saisie, librement modifiable. C’est le seul statut où l’on peut changer les lignes ou supprimer la demande.
  • À approuver — soumise, elle attend une décision. Elle est désormais figée.
  • Approuvée — validée, prête à être transformée en commande (phase suivante).
  • Rejetée — refusée, avec un motif obligatoire.
  • Annulée — retirée avant conversion.
  • Commandée — transformée en commande d’achat (à venir).

Les boutons d’action affichés dépendent du statut : on ne voit que les transitions réellement possibles.

La séparation des tâches

Règle dure, indépendante des droits : l’approbateur ne peut jamais être le demandeur. Celui qui a créé la demande ne peut ni l’approuver ni la rejeter lui-même — c’est la garantie qu’un engagement passe toujours par deux paires d’yeux. La règle est vérifiée côté serveur : même en forçant l’interface, l’auto-validation est refusée.

Qui peut faire quoi est porté par les rôles (voir Rôles & permissions) : le demandeur crée et soumet, l’approbateur décide. En l’absence d’authentification (environnement de démonstration), l’interface reste permissive.

Ce que porte une demande

  • Un fournisseur : une DA vise un seul fournisseur. Il est facultatif en brouillon (on peut préparer un besoin avant d’avoir tranché la source), mais obligatoire pour soumettre.
  • Une priorité : courante, urgente, ou AOG (avion immobilisé).
  • Une date de besoin et une justification facultatives.
  • Une destination : le site (et éventuellement le magasin) où la fourniture doit arriver. Comme le fournisseur, le site est facultatif en brouillon mais obligatoire pour soumettre — un besoin naît toujours d’un site.
  • Une ou plusieurs lignes : un article (cherchable, jamais un identifiant brut) et une quantité. Chaque ligne garde son origine — saisie manuelle, issue du plan de besoins, ou d’un point de commande — pour mesurer quelle part des achats vient d’une anticipation plutôt que de l’urgence.

La saisie se fait sur un écran document plein écran (en-tête puis postes), pas dans une fenêtre étriquée : une demande peut compter de nombreuses lignes.

Montant estimé et agrément

Une fois la demande enregistrée, sa fiche affiche, calculés depuis le catalogue du fournisseur (rien n’est figé) :

  • le montant estimé de chaque poste et le total, dans la devise du fournisseur (mono-fournisseur ⇒ mono-devise) — c’est lui qui déterminera le niveau d’approbation requis ;
  • l’état d’agrément (ASL) du fournisseur pour chaque article — agréé, non agréé, suspendu, expiré, ou couvert par une dérogation — et un résumé « X/Y postes sourçables ». Le blocage effectif d’un achat hors agrément intervient à la commande ; ici c’est indicatif, pour repérer un problème tôt.

Filtres

Recherche par numéro de demande, plus statut et priorité en multi-sélection.

Voir aussi