Commandes client

L’écran Commandes client enregistre ce qu’on a promis à un client, et à quel prix. C’est la contrepartie exacte de la commande d’achat : là où celle-ci engage l’entreprise envers un fournisseur, celle-ci l’engage envers un client.

Jusqu’ici, Envergure savait tout de l’achat — exprimer un besoin, commander, réceptionner, recevoir la facture — et rien de la vente. Un ordre de réparation modélise une réparation qu’on achète chez un prestataire, pas une réparation qu’on vend ; un dossier de travail ne connaît ni client ni prix. C’est ce manque que comble cet écran, et c’est le préalable indispensable à l’émission de factures : sans commande client, une facture n’aurait rien à facturer.

Créer une commande

Le bouton « Nouvelle commande » demande trois choses :

  1. Le client. Seuls les partenaires de type Client sont proposés. Un même partenaire peut être à la fois client et fournisseur — c’est courant en MRO — mais adresser une commande de vente à un partenaire qui n’est pas client est refusé : ce serait une facture au mauvais tiers.
  2. La devise, unique pour toute la commande (pas de conversion).
  3. Les lignes vendues, dont chacune est de l’une des deux natures suivantes.

Prestation ou pièce

Nature Ce qu’elle représente Article
Prestation Une réparation, de la main d’œuvre, une expertise, un forfait. Aucun
Pièce Une pièce vendue, prélevée du stock ou vendue sur étagère. Requis

Une prestation n’a pas d’article — c’est précisément le cas qu’aucun autre objet de l’application ne savait exprimer. C’est donc son libellé qui la nomme, et ce libellé est celui qui figurera sur la facture : écrivez-le pour le client, pas pour vous.

Chaque ligne porte sa quantité, son prix unitaire HT et son taux de TVA. La TVA est saisie dès la vente, volontairement : au moment d’émettre la facture, plus rien ne doit être deviné.

Rattachement facultatif. Une ligne peut pointer un dossier de travail, un ordre de travail ou un article en stock — ce qui justifie qu’on la facture. C’est facultatif : une pièce vendue sur étagère n’a ni dossier ni ordre de travail.

Facturer une entité publique : les références à ne pas oublier

Vendre à l’État, aux Armées ou à une collectivité passe par Chorus Pro, la plateforme publique de facturation. Trois références y commandent le routage de la facture chez l’acheteur :

Référence Ce que c’est
SIRET du client L’entité publique exacte. Il se renseigne sur la fiche partenaire.
Code service exécutant Le service qui réceptionne et valide la facture chez l’acheteur.
Numéro d’engagement Le bon de commande public. L’État l’exige.

Une facture à laquelle il en manque une est rejetée, et le délai de paiement repart de zéro. Ces références ne s’inventent pas au moment de facturer : l’acheteur public les communique à la commande. C’est donc ici qu’on les saisit, dans le bloc « Références publiques ».

La liste et la fiche affichent l’état de complétude. Tant qu’il manque quelque chose, la mention « Incomplètes » apparaît — ce n’est pas une erreur bloquante, un client privé n’a pas de telles références, mais pour un client public c’est un rejet annoncé.

Le cycle de vie

De la saisie à la clôture

  1. Brouillon

    En cours de saisie — modifiable et supprimable librement.

  2. Confirmée

    Le client a engagé. La commande n’est plus modifiable.

  3. En cours
    La prestation est en cours de réalisation.
  4. Réalisée

    Prestation faite ou pièce livrée — la commande devient facturable.

  5. Facturée
    Une facture a été émise pour cette commande.
  6. Clôturée
    Terminée, plus aucune action possible.

Une commande peut être annulée tant qu’elle n’est pas réalisée.

Seul un brouillon se modifie ou se supprime. Passé la confirmation, la commande engage le client : la corriger discrètement ferait diverger ce qu’on facture de ce qui a été promis. Pour revenir en arrière, on annule — ce qui conserve la trace.

Ce que cet écran ne fait pas

  • Il n’émet pas de facture. C’est la phase suivante du chantier de facturation électronique.
  • Il ne gère ni devis, ni catalogue de prix, ni remise commerciale.
  • Il ne touche pas au stock. Vendre une pièce ici n’en déclenche pas la sortie.